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« La langue pour le travail – Outils de développement professionnel » : réalisations du projet (2016-2018)

mardi 28 mai 2019

La fin de l'année 2018 a marqué la clôture du projet « La langue pour le travail – Outils de développement professionnel » (2016-2018). Le moment est donc venu de présenter ses réalisations.

Le projet actuel, comme celui qui l’a immédiatement précédé, « Langue au travail - Développer les compétences linguistiques des migrants au travail » (2012-2015), s'adressent non seulement aux professionnels des langues « traditionnels » tels que les enseignants, les prestataires de services éducatifs et les décideurs politiques, mais aussi aux acteurs du marché du travail, notamment les employeurs, les gestionnaires, les collègues de travail, le personnel des centres pour l'emploi et les bénévoles soutenant le développement de la deuxième langue (L2) lié au travail chez des migrants et les minorités ethniques.

Les résultats des deux projets « Langue au travail » sont documentés sur le site web http://languageforwork.ecml.at, qui offre un ensemble complet de ressources décrivant à la fois les compétences et une variété d’exemples tirés de la pratique concrète.

En même temps, ce site web est une plateforme permettant à un réseau actif d’enseignants, de prestataires, de chercheurs, d’employeurs et d’autorités de partager leur expertise et de développer la pratique. Le réseau LfW compte actuellement plus de 200 membres inscrits – 182 à titre individuel et 34 organisations. Ces membres sont issus de 37 pays, la plupart d’Europe, mais aussi d'autres pays plus lointains comme la Nouvelle-Zélande, le Canada, les États-Unis, le Mexique, le Brésil et la Corée du Sud. Ce réseau se maintiendra au-delà de la durée de vie des deux projets, grâce à la volonté de l'équipe de projet de continuer à administrer le réseau et du CELV de maintenir le site web.

« La langue pour le travail » : résultats

Le centre de ressources « La langue pour le travail » comprend actuellement 218 éléments fournis par les membres du réseau et l'équipe de coordination. Il inclut des documents de recherche et des ressources pratiques dans la langue ou les langues originales, avec une courte introduction en anglais. Cette plateforme plurilingue témoigne de la valeur ajoutée de la diversité linguistique et éducative de l'Europe.

En plus de ces éléments, le centre de ressources comprend également les résultats du projet qui vient d’être clos. Ils ont été élaborés par l'équipe de coordination en collaboration avec les membres du réseau :

  • guide rapide : « Comment aider les migrants adultes à développer des compétences langagières en lien avec le travail » ;
  • recueil de pratiques ;
  • liste de contrôle des compétences des différents acteurs utiles pour soutenir le développement de la deuxième langue (L2) en lien avec le travail ;
  • guide « Communiquer avec les migrants » : destiné au personnel des agences pour l'emploi et des services publics.

Le Guide rapide a été commandé par les promoteurs du projet en réponse à l'afflux de réfugiés en 2015. Il s'adresse aux professionnels travaillant dans différents domaines, notamment dans l'apprentissage des langues par les migrants adultes, dans les programmes d'intégration, dans l'enseignement et dans la formation professionnels, dans l'éducation des adultes et dans la formation continue, dans les ressources humaines et dans les services de soutien au marché du travail. Son contenu s'articule autour de chapitres succincts sur des questions clés ou sur la langue seconde en lien avec le travail, qui sont illustrés par de brèves études de cas provenant de différents secteurs de l’industrie de toute l'Europe. Le guide donne un aperçu des différentes façons de développer les compétences langagières, en mettant l'accent sur les obstacles à l'apprentissage d’une langue, ainsi qu’aux facteurs facilitant leur apprentissage. Il examine ensuite de plus près les moyens de soutenir l'apprentissage en dehors de la salle de classe, en exploitant les ressources sur la langue seconde disponibles sur le lieu de travail et les opportunités structurelles dans les environnements professionnels. Pour finir, il propose des conseils pratiques sur la façon de soutenir l'apprentissage de la langue seconde au travail et par le travail.

Rédigé initialement en anglais, le Guide rapide a depuis été traduit dans 14 autres langues par les membres du réseau. Des versions ont été imprimées en anglais, en allemand, en italien et bientôt en français. Partout où il a été présenté, lors de conférences et d'autres événements, le Quick Guide a remporté un grand succès. L'intérêt que suscite le Guide rapide témoigne de l'urgence de l’enjeu et de la nécessité de disposer d'outils pour promouvoir l'apprentissage (linguistique) non formel et informel.

Le Recueil de pratiques est une description de 35 pratiques de l'Europe et du Canada qui documente différentes façons de soutenir l'apprentissage de la langue seconde en lien avec le travail par l'apprentissage formel, non formel et informel, en identifiant les différents contextes d'apprentissage et les acteurs clés qui y sont impliqués. Les catégories descriptives saisissent les principales caractéristiques de la pratique, comme le type de soutien qu'elle offre, pour qui, comment et où. Bien que non représentative, la collection donne une vue d'ensemble d’un large éventail d'approches à la langue seconde, allant de l'offre innovante dans des contextes « traditionnels » tels que les écoles professionnelles, à des dispositifs entièrement nouveaux dans les entreprises, intégrant l’apprentissage formel, non formel et informel. Enfin, le recueil offre des données permettant d'identifier les compétences qui peuvent aider les acteurs clés à mettre en place un soutien efficace dans les différents contextes d'apprentissage.

Cette collection est un « travail en cours ». L'équipe du projet « La langue pour le travail » est consciente qu'il existe des pratiques qui n'ont pas encore été enregistrées et qui pourraient nécessiter de nouvelles descriptions. Les nouvelles formes d'organisation du travail et les nouveaux modèles de travail indépendant en plein essor constituent un grand défi pour l'éducation et la formation. Bien que ce phénomène concerne également les « autochtones », les migrants sont surreprésentés dans la gig economy(*) et travaillent souvent de manière isolée, comme les femmes qui occupent la fonction d’aide-ménagère ou d’aidant pour personnes âgées au domicile de l'employeur, avec ou sans contrat.

La Liste des compétences pour différents acteurs dans différents contextes tente de décrire les compétences pertinentes pour les principaux adeptes du développement de la langue seconde pour, au et par le travail. Il s'agit d'un domaine à la croisée de différents systèmes sociaux, notamment l'éducation, le travail, l'administration publique, etc. Chacun a ses propres buts et objectifs, ainsi que ses propres priorités, relations de pouvoir, logiques et dynamiques. Pour soutenir le développement de la langue seconde, les différents acteurs impliqués ont besoin de compétences différentes.

La liste de contrôle des compétences du projet s'appuie sur les exemples de pratiques qui ont été relevés, ainsi que sur l'expertise des enseignants, formateurs d'enseignants et chercheurs, membres du réseau « La langue pour le travail ».

Les compétences sont présentées par le défenseur, dans une série de « cadres » où il existe des opportunités pour différentes combinaisons d'acteurs de soutenir l'apprentissage de la langue seconde en lien avec le travail. L'exemple suivant montre les compétences spécifiques des enseignants soutenant la L2 directement au travail.

L’enseignant :

  • connaît les méthodes et les outils ethnographiques qui lui permettent d’identifier les besoins des apprenants et des employeurs en matière de langue et de communication ;
  • est disposé à sensibiliser les acteurs sur le lieu de travail au rôle de la langue comme une partie de la compétence professionnelle ;
  • est capable d'élaborer un programme d'étude réaliste sur la base de l'analyse des besoins, du niveau linguistique des apprenants et des conditions structurelles (par exemple, le temps).

Conforme à l'idée qu'une communication efficace est une entreprise conjointe, « Communiquer avec les migrants : Guide destiné au personnel des centres pour l'emploi et des services publics » ou Le revers de la médaille offre des conseils au personnel de l'administration du marché du travail et des services publics.

Communiquer avec une clientèle de plus en plus diversifiée – sur les plans culturel et linguistique – devient de plus en plus difficile pour les administrateurs publics. Ce bref guide aide le personnel à rendre la communication plus accessible à tous les clients et à montrer aux gestionnaires comment soutenir leur propre personnel dans cet effort.

La brochure a été initialement élaborée en allemand à la demande des administrateurs publics. La version anglaise est disponible en ligne et la version française est en cours.

Ce guide conclut les travaux du projet « La langue pour le travail ». Comme les autres résultats, il s'inspire des valeurs du Conseil de l'Europe et de son Centre européen pour les langues vivantes qui encouragent le développement linguistique de qualité comme la clé de tout apprentissage pour toutes les personnes vivant en Europe.

Rétrospection et vision d’avenir

Les nombreuses invitations à contribuer à des conférences et publications montrent que l'expertise du projet « La langue pour le travail » est reconnue par la communauté internationale. Le Label européen des langues 2018 décerné par l'Italie pour le livre Lingua e lavoro est un signe officiel de la part de l'Union européenne qui reconnaît l'importance de cette thématique et la qualité du travail réalisé dans ce contexte. Publié par les éditeurs italiens Loescher et LaLinea en coopération avec le CELV, le volume a été édité et rédigé principalement par des membres de l’équipe « La langue pour le travail ».

Bien que le programme soit arrivé à son terme, il reste encore beaucoup à faire. Dans l’avenir, l'intégration linguistique des migrants adultes revêtira une importance capitale pour les sociétés européennes. Et nous, membres de l'équipe de coordination et du réseau, demeurons résolus à poursuivre le travail dans cette voie.

 

(*) Gig economy : économie des petits boulots, économie à la demande, économie collaborative


L'équipe de projet : Matilde Grünhage-Monetti (coordinatrice, Allemagne),
Alexander Braddell (Royaume-Uni), Christophe Portefin (France), Kerstin Sjösvärd (Suède)

 

Pour en savoir plus, visitez le site web « La langue pour le travail » : https://languageforwork.ecml.at/

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