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République tchèque - Pologne

La région frontalière en bref

  • La Silésie est une région géographique située sur le territoire de la Pologne et de la République tchèque. Elle se divise en deux parties : la Haute-Silésie et la Basse-Silésie. La zone appelée Silésie de Cieszyn (Silésie de Těšín ) est très importante dans cette région frontalière et s’étend partiellement en Pologne et partiellement en Tchéquie.
  • L’étendue de la Silésie de Cieszyn (Silésie de Těšín) s’élève à 2,280 km2.
  • Le nombre d’habitants : plus de 800 000 personnes (463 000 personnes en Tchéquie et environ 350 000 personnes en Pologne).
  • L’étendue de la voïvodie de Silésie est de 12 333 km2 (données de 2017) et elle est habitée par presque 4 548 200 personnes dont 77 % habitent dans les villes (wojewodztwo_slaskie_statystycznie: katowice.stat.gov.pl).
  • La voïvodie de Silésie est habitée par les citoyens polonais et par cinq minorités nationales. Les représentants de la minorité allemande sont les plus nombreux (près de 35 000), après viennent les roms, les ukrainiens, les russes et les tchèques. http://mniejszosci.narodowe.mswia.gov.pl/mne/mniejszosci/wyniki-narodowego-spis/6999,Mniejszosci-narodowe-i-etniczne-oraz-spolecznosc-poslugujaca-sie-jezykiem-kaszub.html
  • Les langues officielles : sur le territoire de la République de la Pologne la langue officielle est le polonais, pourtant sur le territoire de la Silésie beaucoup de personnes parlent le silésien, et dans la région frontalière, ainsi qu’en Silésie en Tchéquie – le dialecte de la Silésie de Cieszyn (Silésie de Těšín).
  • Dans la région il existe beaucoup de communes où au moins 20 % d’habitants appartiennent aux minorités nationales soit ethniques et parlent la langue régionale. http://mniejszosci.narodowe.mswia.gov.pl/mne/mniejszosci/wyniki-narodowego-spis/7003,Wykaz-gmin-w-ktorych-nie-mniej-niz-20-mieszkancow-nalezy-do-mniejszosci-narodowy.html

Objectifs et défis

  • Créer l’identité commune en conservant l’identité régionale et particulièrement l’identité frontalière du grand terrain s’étendant en partie en Pologne, en Tchéquie et en Slovaquie. Le marché de travail dans la zone frontalière est un élément renforçant le développement de l’identité régionale.
  • Développer et organiser la coopération transfrontalière dans les domaines suivants: culture, éducation, universités et recherches scientifiques. L’Université de Silésie coopère déjà avec deux universités en République Tchèque (Olomouc et Ostrava), nous menons des recherches liées à la vision linguistique du monde et aux stéréotypes. Nous organisons des conférences des étudiants avec deux universités slovaques (Banská Bystrica et Prešov) et nous réalisons un projet ayant pour but la rédaction commune (avec les étudiants) des mini guides en polonais concernant la Slovaquie et en slovaque concernant la Pologne et l’Allemagne (Goerlitz).
  • Soutenir du point de vue linguistique et culturel les employés ukrainiens de plus en plus nombreux dans notre région. Dans la plupart des situations linguistiques, les Ukrainiens communiquent en leur langue. Puisqu’il existe de nombreuses similitudes entre le polonais et l’ukrainien, le message est compris, mais il y a une autre dimension de ce fait – les gens ne ressentent pas le besoin d’apprendre le polonais, parce qu’ils peuvent se faire comprendre. Maintenant que la loi polonaise exige un certificat de connaissance de la langue polonaise au niveau B1 pour légitimiser le séjour en Pologne, cette situation change. Cependant étant donné le nombre croissant des Ukrainiens en Silésie, d’abord, ils prennent contact avec leurs voisins, et après, ils établissent des relations avec les Polonais.

 

Situation linguistique

  • La langue polonaise est la langue officielle en Pologne, pourtant en Silésie il existe un dialecte silésien (près de la frontière, nous retrouvons un dialecte silésien de Cieszyn). Dans les écoles, les cours sont donnés en polonais, et les langues étrangères les plus populaires sont : l’anglais, l’allemand, le français, l’espagnol et l’italien. Le tchèque, le slovaque et le russe apparaissent sporadiquement en tant que langues enseignées dans les établissements scolaires. En général, les habitants de la Haute Silésie parlent allemand ( en raison de nombreux liens historiques et des influences dans le dialecte silésien) et anglais. D’autres langues ne sont pas répandues. La jeune génération, qui a commencé à apprendre les langues à l’école primaire ou même à l’école maternelle, les connaît mieux. Les générations plus âgées apprenaient seulement le russe pendant la période communiste (République Populaire de Pologne – PRL), mais rarement ils savent l’utiliser.
  • Dans la zone frontalière en Tchéquie, intervient Macierz Ziemi Cieszyńskiej – une association silésienne qui remonte à 1885. Depuis ses débuts, l’organisation avait pour but de maintenir le caractère polonais de la Silésie de Cieszyn (en 1914 il y avait déjà 71 écoles fondées sur leur initiative). Pendant la période d’entre-deux-guerres, elle aidait les Polonais en Zaolzie. A présent, elle soigne les traditions régionales de Cieszyn. Une autre organisation – Centrum Pedagogiczne dla polskiego szkolnictwa narodowościowego (Centre pédagogique pour l’éducation nationale polonaise) à Český Těšín possède 25 écoles primaires, 30 écoles maternelles et une école secondaire. Le tchèque est la langue officielle dans cette partie de la région frontalière, mais dans les établissements scolaires on enseigne d’autres langues : l’anglais, l’allemand, l’espagnol, l’italien et parfois le slovaque et le polonais.

Politique linguistique

  • La langue polonaise est la seule langue officielle.
  • Aucune langue voisine n’a ni statut de langue utilisée dans la vie quotidienne ni celui de langue de publication, de rédaction de documents, d’informations et de formulaires officiels.

But de la politique linguistique

  • Nous pouvons distinguer trois volets sur lesquels se concentre la politique linguistique en Pologne : 10 le territoire de l’état polonais constituant la communauté linguistique où l’on parle polonais ; 20 les représentants de la diaspore polonaise comprenant les habitants d’anciens terrains polonais et les émigrants ; 30 les citoyens de l’Union européenne, de l’Europe et d’autres pays du monde sans relations familiales ou culturelles avec la Pologne. Quant au premier volet, la politique linguistique est réalisée par les écoles à tous les degrés, par la presse, la radio, la télévision, les maisons d’édition, le film et le théâtre, bref, par les institutions dépendant des ministères de l’éducation nationale, de la science et de l’éducation supérieure, de la culture et du patrimoine national, et par les associations culturelles. Le principal exécuteur de la politique linguistique concernant la diaspora polonaise sont : les organisations et les associations avec l’Association Wspólnota Polska (communauté polonaise) – l’une des plus importantes. Le Ministère des Affaires Etrangères avec les agences de la République de la Pologne à l’étranger et la Commission nationale pour la certification de la connaissance du polonais langue étrangère (Państwowa Komisja ds. Poświadczania Znajomości Języka Polskiego jako Obcego), qui agit par le biais des organismes universitaires de l’enseignement du polonais et de la culture polonaise, sont responsables de la politique linguistique qui vise le public du troisième groupe (http://www.rjp.pan.pl/index.php?option=com_content&view=article&id=1382&Itemid=50).
  • En Pologne, les jeunes gens parlent le polonais et de plus en plus souvent l’anglais qui leur permet de participer à la culture mondiale. Pourtant la connaissance approfondie de cette langue n’est pas encore évidente. D’autres langues enseignées sont l’allemand, le français, l’italien et parfois le russe. Nous pouvons observer la bonne connaissance de langues étrangères surtout dans les grandes villes. Le tchèque, le slovaque, l’ukrainien ou le biélorusse ne sont pas populaires parmi les jeunes.
  • L’un des programmes ayant pour but de montrer que les langues slaves sont proches et qu’il est facile de les apprendre et de les comprendre était Slavic Network – qui constituait une alternative à l’anglais.

 

Parties prenantes

Exemples de bonnes pratiques

Défis 

  • Pour travailler dans diverses professions, les gens ont besoin de différents niveaux de connaissance de la langue. Les cours destinés aux étrangers leur permettent d’obtenir des qualifications demandées dans la zone frontalière et dans toute la voïvodie de Silésie.
  • Les examens nationaux organisés dans le cadre de ALTE peuvent aider à déterminer leur niveau de langue et le certificat obtenu permet de légaliser leur séjour en Pologne. L’offre du matériel et des cours préparant les employés à ce type d’examens.
  • L’aide à la communication interculturelle et à la compréhension réciproque.
  • L’encouragement des employeurs à offrir aux employés des cours de langue pour communiquer et vivre dans le milieu où ils travaillent.
  • L’organisation des séminaires concernant le développement de leurs compétences interculturelles et linguistiques.
  • L’élaboration des matériaux relatifs à la communication non verbale utilisée dans la vie professionnelle et dans les situations quotidiennes de communication.
  • L’analyse des matériaux pour l’enseignement de langue en vue de formation professionnelle et leur complément. 

Besoins

  • Élaborer des matériaux pour enseigner la langue professionnelle et pour apprendre à se conduire dans les situations de communication de base ce qui permet de mieux fonctionner dans la réalité culturelle d’un pays.
  • Encourager à étudier non pas seulement les langues les plus populaires dans le monde, mais aussi les langues des pays voisins ce qui permettra d’élargir les possibilités de trouver du travail dans les régions frontalières.
  • Donner confiance aux apprenants dans leurs capacités linguistiques.

Contacts dans ce projet

Barbara Morcinek-Abramczyk
bmorcinek1gmail.com
Jolanta Tambor
Anna Gałęziowska-Krzystolik
anna.galeziowska-krzystolik@us.edu.pl
Agnieszka Tambor